Orotone et Silvertone, quand le verre et la lumière se rencontrent
Poussez la porte d'un univers dans lequel la photographie ne se contente plus d'être une image : elle se mue en une pièce d'art singulière, emprisonnée dans une matière noble. Ces derniers temps, je consacre mon travail à l'étude fervente de méthodes qui rendent hommage à la lumière. Les pièces que vous découvrirez ici matérialisent cette recherche au moyen de deux savoir-faire remarquables exécutés sur verre, lesquels remontent notamment à Edward S. Curtis et à ses fameux portraits d'Amérindiens : l'Orotone et le Silvertone.
La fabrication de ces tirages repose sur une plaque de verre que l'on enduit d'une émulsion au gélatinobromure d'argent. Une fois le développement achevé, tout se joue à l'arrière de la plaque, que l'on recouvre d'un vernis doré (Orotone) ou argenté (Silvertone). C'est précisément ce procédé qui confère à l'œuvre une clarté et une richesse de profondeur sans équivalent : l'or ou l'argent affleure dans les hautes lumières et offre à l'image un rayonnement hors de portée des tirages classiques.
Aucun tirage ne ressemble à un autre. À mille lieues de la reproduction numérique, chaque pièce demeure un objet irremplaçable, une conversation intime entre l'émotion saisie sur le vif et le caractère précieux du verre.
De telles œuvres s'adressent aux amateurs avertis, ceux qui collectionnent et qui cherchent la marque d'une habileté technique hors du temps.